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Café Bab Souika
Saison 2005/2006 : EST 2-1 CSHL Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Metsnake   
28-10-2007
L'EST fête son titre

Un réveil facile pour un dimanche assez ordinaire. L’Espérance allait affronter le Club sportif de hammam-lif pour le compte de l’avant dernière journée. Un seul point nous séparait de l’Etoile sportive du Sahel. Tout le monde se préparait à une finale de choc entre les deux prétendants au titre, l’Espérance avait eu des hauts et des bats lors des dernières journées et l’Etoile n’avait pas pue en profiter. Les cœurs et les esprits étaient déjà à Sousse, on ne parlait que de cette finale, on en avait peur, la pression était trop présente. Ceci n’empêcha pas le public sang et or de marquer sa présence à hammem-lif. Petits et grands commençaient à affluer, il n’y avait certainement pas une foule énorme mais du beau monde était la. Suffisamment pour remplir les gradins du stade.

Le soleil brillait fort. La chaleur se faisait de plus en plus sentir et c’est sous les applaudissements de leurs publics que les hammem-lifois foulèrent la pelouse pour entamer l’échauffement. Le trio arbitral les suivit. Finalement les sang et or se montrèrent, accueillis et acclamés par un public confiant, le match devrait logiquement se solder par une victoire. Cela ne tarda pas beaucoup, l’Espérance concrétisa sa supériorité à 2 reprises pendant la première mi-temps. La pression monta d’un cran après la reprise quand Jupiter arriva à réduire la marque pour les locaux, le public stressait de plus en plus. On demandait des nouvelles de Monastir mais la situation n’évoluait pas. On avait même appris que les USMO étaient réduits à 10. Les prévisions allaient se confirmait, le championnat se jouerait bel et bien à Sousse mais ce fut sans compter sur le talent de Tarak Salem. Un coup franc majestueusement transformé, le but a bel et bien été inscrit au Monastir mais l’euphorie était du coté de hammem-lif. On n’en croyait pas nos oreilles ! Les secondes devinrent de plus en plus longues, éternelles. Le banc des sang et or était en ébullition. L’arbitre avait fini par siffler la fin du match. La bonne nouvelle ne tarda pas à tomber. L’Etoile avait perdu, l’Espérance est désormais injoignable et est déclaré champion de la Tunisie 2005/2006.

Et que la joie fut grande! Rires cris et embrassades, accolades et pleurs. Chants et folie. Mr Zouhir a été élevé à maintes reprises dans les airs. Les journalistes couraient affolés. Certains cherchant à photographier les joueurs, d’autres espéraient une déclaration à chaud. Nos champions étaient presque tous torses nus, les pulls avaient été offerts au publics. Les flammes flambèrent ; Kasraoui, Melki, Yaken, Gabsi et les autres se félicitaient. Ils durent gagner les vestiaires dans une ambiance exceptionnelle. Le Bus du club les déposa ensuite à la salle Ezzouaoui où se déroulait le match de volley opposant l’Espérance à l’étoile. Les acclamations des supporters fut à la taille du retour glorieux. La transe enflammait la salle. La foule a surtout été à l’Hôtel du Parc, les résidents de l’hôtel étaient ébahis devant une telle manifestation de joie. Ils voyait du haut de leurs fenêtres une marée sang et or. Les joueurs étaient emporté par la foule, dansaient et chantaient, félicités et remerciés. La valse continua ainsi. On rappela à plusieurs reprises que « TARAJI DAWLA !! TARAJI DAWLA !! TARAJI DAWLA !! … »

Les supporters quittèrent ensuite les lieux pour déverser leur joie sur Tunis, l’Avenue Mohamed 5 résonnait au sons des klaxons. L’Avenue Habib Bourguiba… Le Bonheur se lisait sur les visages, l’envie sur certains, l’indifférence était rarement visible. L’Espérance ne laisse personne indifférent. Les festivités continuèrent partout et sous toutes les formes. Un café du coin a été investi par un « tabbel et zakkar » On dansa partout. Le rituel des après matchs était inévitable. Les discussions s’embrasaient, on se chambrait et on rigolait, on refaisait les matchs. Mais haut dans le ciel , loin des regards de tous un aigle survolait hâtivement la Tunisie. Impatient de retrouver son maître, il n’eut aucun mal à reconnaître ses lieux, cette odeur de la médina, ses rues étroites, la halfaouine… Bab Souika était la, il se posa devant ses lieux, la ou tout avait commencé, à Bab souika et ses cafés… Notre histoire est un éternel recommencement. Un vingt-et-unième titre amplement mérité et inoubliable. Longue vie à l’Espérance, longue vie aux chevaliers de Bab-souika et à Café Bab-souika.

L’Espérance triomphe, Tunis jubile

09/04/2006 Il est presque 17h, Tarek Salem dépose le ballon dans la lucarne d’Austin, les klaxons retentissent de partout. Ils ne s’arrêteront que tard dans la soirée. Tunis a vécu une mémorable fin d’après-midi. Moins de monde que le 17 décembre 1994 mais dix fois plus d’émotion.

Qui n’a pas fêté ce titre ? Personne. Les supporters des autres équipes et même les étoilistes de Tunis l’ont fait à leurs manières. Pour une fois, ils se sont tus.

Le Bardo, Ennasr, El Manar, Beb Saadoun…tout le monde est descendu à la rue pour exprimer une joie que les murs de chez soi ne pouvaient pas contenir. Femmes aux volants et aux balcons. Des gamins de cinq ou six ans, dont les maillots ressemblaient plus à des Jebbas. Au passage devant chaque café, des dizaines de supporters s’exhibent en portant les couleurs de la plus grande équipe tunisienne.
La déferlante sang et or s’est rassemblée, devant les yeux émerveillés des employés de l’ambassade d’Egypte, à l’Hôtel du Parc dont le parking n’arrivait plus à contenir tous les supporters venus des quatre coins de la capitale.

En attendant l’arrivée des champions, place aux chants, aux chœurs, aux applaudissements. Plus que de la joie, c’était une évacuation de frustration. « Dieu merci, quel soulagement, il n’auront rien à dire, contre tous, justice est faite, victoire du cœur et de la volonté… » Telles étaient les phrases les plus répétées, comme pour dire que toutes les calomnies autrefois colportées aux nôtres n'étaient que le fruit de l'imaginaire des mauvais perdants.

A paris aussi

Paris aussi a fêté l’Espérance… l’ESF avait organisé avec ses adhérents, une marche sur le plus beau boulevard du monde. En ce dimanche après midi historique, le cortège a mêlé concerts de klaxon et chants du virage, abordant fièrement maillots, drapeaux et écharpes du club et des supporters. Emerveillés par le spectacle plusieurs touristes ont réagi au passage des esfiens, beaucoup nous posaient la question qui nous étions. Sans cacher notre jubilent ont répondait « L’Espérance de Tunis et nous venons de gagner le championnat ». Le cortège est passé par la plupart des places fortes parisiennes dont la Tour Eiffel avant d’échouer sur les champs, après un passage mémorable par l’ambassade de Tunisie qui a entendu du pays. La surprise est venue de la rue, où il n’était pas rare qu’a notre passage en entendait des gens criaient « Taraji ya dawla ».

Un moment le cortège est passé par la place de Charles de Gaule étoile, on vous laisse imaginer à qui nous avions pensé, en chantant bien sur la chanson de circonstance.
Dernière mise à jour : ( 28-10-2007 )
 
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